Impliquons nos concitoyens dans la gagne de nouveaux marchés !

 Clic ! Clac ! Un asiatique photographie un système d’arrosage alternatif dans une jardinerie, avec un appareil aussi compliqué qu’un tableau de bord d’Airbus. Un autre, place Saint-Germain, mitraille la vitrine d’un commerce de luxe, où foisonnent des montres de prix. Pas pour leur usage personnel, bien sûr, mais pour la firme dont ils relèvent. Où, mieux encore, au profit de l’innovation nipponne. Dès leur retour dans la mère Patrie, ils rendent compte de leurs découvertes à qui de droit, État ou entreprise, qui les exploiteront au mieux. Au grand dam de nos créateurs dont les clients achèteront demain des produits importés semblables, à moindre coût.

Notre défi pour gagner des parts de marché sur la scène mondiale tient là. Impliquer nos concitoyens dans une quête collective de l’information basique, celle à la vue de tous, qui ne coûte rien, mais qui rapporte gros. Très gros, quand on sait que ce renseignement ouvert devrait représenter 80% de l’information exploitable ! Que la France est un des principaux producteurs mondiaux d’information scientifique qui ne laisse pas indifférents nos concurrents, … mais aussi un médiocre utilisateur de cette manne de ressources vitales pour notre activité industrielle.

Imaginons la vingtaine de millions de nos compatriotes qui partent chaque année à l’étranger, investis de la mission de révéler les aspects novateurs des articles, appareils et autres objets de tous genres qui tombent sous leurs yeux. Jouant en s’amusant à ce jeu collectif du progrès national, ils renvoient à leur retour, là où il faut, leur moisson innovatrice. Un tel a noté un ingénieux article de cuisine, qui aide la ménagère. Tel autre a été séduit par l’esthétique d’une cape, qui a ravi sa dame… Une intelligence patentée exploite la manne. Extrait le bon grain de l’ivraie. Et renvoie aux PME, PMI et ETI matière à innover, quand ces derniers consacrent aujourd’hui dix fois moins d’efforts que leurs concurrents étrangers à la veille technologique. Les retours exploités sont récompensés.

Un exemple pratique ? Qui n’a pas apprécié de lire, sur les routes de Bavière, la reprise systématique des limitations de vitesse sur les ponts qui les enjambent ? Visuels imparables, en rouge lumineux. En comparaison, le stress nous saisit à l’approche des villes. Est-on limité à 130, à 110, à 90 ? Des panneaux lilliputiens apparaissent de temps en temps en bordure des voies… Accidents et amendes signent la confusion ! Envoyons des photos de la référence au responsable attitré. Et bientôt, une grande sérénité guidera notre conduite !

Pour impliquer nos concitoyens dans la gagne de nouveaux marchés, motivons-les. On sait faire. On sera surpris par leur engagement à participer à cette cause nationale !

Pour nous inscrire plus avant dans la compétitivité économique, le renseignement professionnel prend le relais. Cette activité majeure nous met en garde sur les vilénies de nos ennemis, comme sur celles de nos amis, tant il est bien connu que l’ennemi ne va pas de soi. Dans les pays développés, les services spéciaux ont en charge le renseignement clandestin. Le nôtre est réputé. Soulageons-le par notre participation au combat.

Alors tout devient facile.  Dépassés les discours lénifiants sur l’exception culturelle française, qui justifierait notre régression. Les comparaisons larmoyantes avec les réussites allemandes, qui plombent notre moral. Ce faisant, les dernières avancées du gouvernement sur notre compétitivité trouveraient leur sens. Les pôles industriels du futur, comme les initiatives sans fin que l’on annonce chaque jour pour donner un sang nouveau à notre régénération économique, verraient leurs effets démultipliés par l’effort commun de quarante millions d’actifs qui embrassent cette noble cause, et sans lesquels rien ne se fera. Toutes constructions intellectuelles sur le papier et parfaitement éthérées retardent notre progrès, si l’accroche individuelle n’existe pas. L’indifférence enterre l’incompétence. Mais avec l’adhésion populaire « Tout peut arriver, désormais. » (Aristophane, Les  Thesmophories).

Le Collectif République exemplaire

Une réflexion au sujet de « Impliquons nos concitoyens dans la gagne de nouveaux marchés ! »

  1. J’adhère à cette idée de développer et de favoriser auprès de nos concitoyens qui partent voyager dans le monde, de collecter des informations sur les produits nouveaux qui ont pu être crées dans des pays étrangers . Je dirai que c’est même plutôt bien!
    Il m’apparaitrait tout aussi important d’instituer au niveau de l’Etat et du ministère du développement économique un service de recherche et d’encouragement des inventeurs français, avec un véritable budget à la clef.
    Il faut bien reconnaître que les gouvernements qui se succèdent en France n’ont pas toujours cru utile d’encourager les inventeurs pour que leurs projets restent sur notre Pays ?
    Certes cela c’est fait très souvent depuis la nuit des temps, mais de belles inventions nous ont souvent échappées.
    De plus les gouvernements pourraient à l’image de Napoléon III (je crois) aller repérer des inventeurs et industriels étrangers pour les « acheter » pour qu’ils viennent s’installer en France, contre des garanties réelles. Notre commune et le France ont connu une richesse débordante avec l’arrivée des frères Jackson vers l’an 1710 qui avaient accepté de quitter famille et patrie pour développer sur notre territoire la conception de l’acier fondu !

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