La langue française, ou l’engagement populaire à préserver notre patrimoine culurel

L’article qui suit exprime la position de Michel Le Net et d’Albert Salon, qui ont commandé ce sondage au titre  de République exemplaire (RE) et d’Avenir de la langue française (ALF)¹, Il prolonge leur communiqué précédent « Contre les prédateurs de la langue française, que le peuple de France oppose la pérennité de ses valeurs », diffusé le 2 septembre 2017 et qui annonçait cette enquête2.

Ce sondage est inédit par son originalité. Il analyse  une composante majeure de notre société, commandée par deux organismes de droit privé. Une action conjointe sollicitée auprès des autorités publiques est restée sans réponse, alors que l’on imagine qu’un tel travail relève en premier de leur autorité. Faillite de l’État, ou ignorance délibérée d’une aspiration populaire à sauver, ou du moins à préserver cet élément majeur de notre capital culturel ?

Sans connaître l’« état des lieux », comme on dit, on ne peut guère définir et mettre en œuvre une politique de bon aloi. Tel est l’objet de la présente enquête qui révèle des enseignements du plus grand intérêt. Préalable, sans lequel rien n’est possible : pour 9 Français sur 10, notre langue est une composante majeure de l’identité française.

Conscients des atteintes répétées contre notre langue (faiblesse de son enseignement ; galvaudage par les médias ; laisser aller des politiques ; etc.), nos compatriotes, pour plus de la moitié, sont prêts à s’engager dans une action volontaire pour en assurer la bonne santé. Exerçant une forme de lanceurs d’alerte, ils s’engagent à révéler publiquement les dérives majeures qui pourraient être effacées au moindre effort. Un organisme accrédité centraliserait les suggestions reçues, et interviendrait auprès de qui de droit pour corriger les déviances les plus criantes, et leur substituer des solutions alternatives. Des références tangibles existent. La Licra, la Spa, qui veillent aux valeurs qu’elles défendent (communautarisme pour le premier, souffrance des animaux pour la seconde) font ainsi. Prenons le terme hashtag, agressif  dans son écriture comme dans sa phonétique, parfait exemple de l’intrusion d’un mot on ne peut plus éloigné des attributs propre au langage populaire. Son pendant est le mot dièse, en usage chez nos cousins québécois. On aime. Pourquoi aucune autorité « légale » ne s’est-elle élevée quand il le fallait ? Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de faire une chasse aux sorcières de tous les anglicismes qui apparaissent brutalement, mais simplement de substituer aux plus hétérodoxes, et élégamment, leur interprétation en français. La politique du juste milieu ! Une recommandation aux chaînes publiques, et le bons sens irradiait immédiatement l’ensemble des médias, Un petit effort pour un grand résultat. Manquons-nous aujourd’hui, par fatigue ou par incompétence, du minimum de réaction salutaire devant le moindre obstacle ?

Sur un autre plan, on est dépité d’entendre nos autorités politiques s’exprimer à tout va en anglais, souvent d’ailleurs avec un parler qui prête à sourire. Suivant le principe incontournable édicté par le Général de Gaulle à la tête de l’État, les membres du gouvernement, et bien sûr le Président lui-même dans l’exercice de leur fonction doivent s’exprimer en français où qu’ils soient, cette marque de leur présence renforçant la puissance de leur représentativité… Mais qui le fait aujourd’hui ?

Enfin, cerise sur le gâteau, plus de deux Français sur trois sont favorables à l’affichage de leur appartenance à la communauté mondiale de la Francophonie. Que les élus montrent leur adhésion à cette heureuse famille des francophones en associant son drapeau à celui de la France (chez nous), et de l’Europe. Et pourquoi pas, demain, nos compatriotes ne se déplaceraient-ils pas partout dans le monde en portant l’épinglette de la Francophonie au revers de leur habit ?

Pour que notre langue quitte la désespérance ressentie par les Français devant tant de laissers-allers qu’elle récuse, cette enquête ouvre la voie du « comment faire ». Ne tombons pas dans le piège des habituels « Ya qu’à ! Ils ont qu’à ! Il faut qu’on !… », renvoyant à d’autres le courage du « faire » !

Lecteurs, actionnaire de la bonne santé de notre langue universelle, faites-nous part de votre accord, ou de vos réserves sur les points énoncés. Avec votre concours, nous améliorerons notre monde. Si nous savons agir là, demain nous saurons déplacer des montagnes ! Retrouvons le temps où nous avions l’ambition d’être les premiers !

 « Votre langue et votre culture, protégez-les comme la prunelle de vos yeux. Elles sont votre richesse, votre apanage souverain… pour le bénéfice de l’humanité. »           Jean-Paul II – Unesco 2 juin 1980

Michel Le Net : contact@republique-exemplaire.eu

Albert Salon : avenirlf@laposte.net

                                                                                                                                           1 – Sondage BVA réalisé par Internet du 16 au 21 février 2018 auprès d’un échantillon de 1 000 répondants, représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus.

2 – Voir sur le site : republique-exemplaire.eu, rubrique « Communiqués »

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